Les balades en famille … ou les balades de la mort qui tue !
Nous avons décidés de faire une gentille petite balade dans un parc national. Lidvine se réjouissait déjà, car nous étions supposés voir des orchidées. Après le remplissage des gourdes, le crèmage et le lassage des souliers de marche, nous voilà partis à la queuleuleu, Noé devant, suivi de maman, Timéo et papa qui ferme la marche. 50 mètres plus loin, Lidvine s’interroge soudainement : Tiens c’est bizarre, Noé a les lacets qui bougent… tiens je ne me rappelais pas qu’ils étaient bruns, je les voyais noirs, mais, mais, qu’est-ce qu ?Et là, un cri strident retentit dans la jungle, brisant les arbres et fissurant le sol…. La vérité foudroie d’un seul coup Lidvine : Noé est entrain de marcher sur un serpent !!!!!!!!!!! Il doit faire un peu moins de 30 centimètres et il s’enfuit heureusement. Lidvine, une fois revenue à elle, décrit l’horrible scène à laquelle elle vient d’assister. Noé se met à pleurer (on ne sait pas par qui il a été le plus effrayé ?) et veut retourner au camping car. Timéo quant à lui reste scotché sur « il est où le serpent ? ». Que faire maintenant? Conseil de famille. Nous décidons malgré tout de continuer. Papa prend la tête du peloton cette fois. 100 mètres plus loin, il nous attend, car nos pas sont à présent un peu hésitants. Cette fois ce n’est pas un cri qui transperce le ciel, mais une bordée de jurons ! Cyril a les pieds dans une fourmilière de fourmis géantes et celles-ci lui grimpent en haut les mollets et le piquent. Mais, nous décidons malgré tout de poursuivre notre périple, fous que nous sommes. Nous pensons dorénavant que plus rien ne peut nous arriver et, nous n’avons pas encore vu d’orchidée. La lente marche reprend, mais plus personne ne fait le malin. Voilà maintenant que le sentier se rétrécit, les herbes hautes nous chatouillent les mollets. On se demande cette fois si on sera mangé par des tiques ou des araignées ! OK, c’est bon ! La nature hostile a gagné, nous rebroussons chemin.
Pas facile la vie d’aventurière…
Cette histoire se passe dans un camping paumé. Pour situer le degré de paumitude : il n'y avait pas de réception, nous avons du remplir un papier et glisser les sous dans une tirelire... Ni d’allée de fleurs, ni de petits murets bien entendu, juste des étendues de terres battues et 3 vielles caravanes fantômes. Et dieux-sait quelles bestioles devaient sommeiller par là…
La nuit était tombée et les enfants s’étaient enfin endormis. Rassemblant tout mon courage, je suis sortie dans le noir pour me rendre dans les douches des filles du camping. Les lumières étaient éteintes et j’ai du les allumer. Pas bon ça. J'ai ouvert la porte de la douche et ai installé mon petit paquetage sur le banc (produits, linge, pyjama) sans rien faire tomber, tout un art où je commence à exceller. Tout en me déshabillant, je me suis fait la réflexion que la notion de mise à nu prenait ici pleinement son sens. J'ai tiré le rideau et ai avancé sous la pomme de douche avec pour seule protection des tongs. (Protection contre quoi? Allez savoir, mais chez moi les idées foisonnent!). J'allume l'eau et là, vent de panique! Un énorme mille patte!!! Non mais comac le mec! Pas un gringalet de chez nous! Il était plus gros qu'un gros vers de terre, presque un serpent! Déjà que j'étais sur mes gardes parce qu'on en avait vu deux cet après-midi traverser la route. Tout en poussant des petits cris pour me donner du courage, j’essayais de le gicler pour qu'il se tire. Entreprise difficile vu que la pomme de douche était fixe. Je suis sortie, à poil donc, situation d’urgence oblige, chercher une serpillère. D'habitude il y a toujours une serpillère, mais là, pas! Damned, je suis sortie toute nue pour rien! Sans solution, je suis revenue dans mon compartiment affronter le monstre. J'ai attrapé une sorte de grille parterre et j’ai tenté de pousser cette horreur dehors. Plusieurs tentatives ont été nécessaires pour arriver finalement à jeter hors de ma vue cette énorme bête. Je pouvais donc enfin me savonner. Mais le coeur n'y était plus. En plus, je devais me laver les cheveux. Impossible de fermer les yeux ou de mettre la tête en arrière pour les rincer, il fallait toujours un visuel! Bref, j'ai bâclé ma douche et je suis sortie vite fait du compartiment, toute déguenillée. Je suis allée au lavabo commun pour me sécher les cheveux, tout en gardant en respect une énorme perce-oreille 10x plus grosse que chez nous. Et là, paf! Plus de lampe!! Nuit noire!! Bondieuserie de minuterie ! Vous pouvez imaginer là, à ce moment précis, la montée d'adrénaline. Je suis sûre qu'avec le courant que j'ai fait, j'aurais pu alimenter tout le camping! Bref, pas toujours facile la vie d'aventurière...
Et biensûr ces satanées mouches….
A suivre ...

Ah ah ah...j'adore les histoires de la Lid ;o) !
RépondreSupprimerJ'aimerais etre une mouche pour vous suivre dans votre aventure...
Gros bisous a tous, et gare aux envahisseurs de Kangaroo Island ;o) !!!
Courage il ne reste plus que les sangsues et les chauves -souris a affronter et vous revevrez la palme d `or des aventuriers bisous
RépondreSupprimermams
Eh ben bravo ... vous avez tout mon respect je crois pas que j'y arriverais ... bisous à tous les 4 de nous 5 ... Edwige, Alex et Cie
RépondreSupprimer"Piqué par le virus du voyage très jeune dans nos vies, probablement grâce aux voyages réalisés en famille avec nos parents, nous avons toujours eu l'envie de parcourir et découvrir le monde. L'idée de faire découvrir d'autres horizons à nos enfants nous a toujours été très chère. Nous sommes intimement convaincus que les voyages nous rendent plus responsable et nous permettent de relativiser et apprécier les choses que la vie nous apporte..."
RépondreSupprimer...comme un énorme mille-pattes dans la cabine de douche!! ;-) Continuez à apprécier chaque moment et, surtout, à nous faire rire! Bonne nuit là en bas!
Mort de rire ;-))))) ben on va pas s'ennuyer fin janvier autour de cette raclette!!
RépondreSupprimerLidvine, t'es sûre qui y'a pas des aliens qui ont investi le corps de ton mari et pris son apparence? ;-)
bises, Lauranie